Connect with us

Gueew bi

Lutte : Quand le business terrasse la tradition

Published

on

Depuis les combats qui opposaient, après la saison des pluies, des lutteurs de villages environnants dans des championnats appelés mbaapat , la lutte avec frappe est devenue aujourd’hui une affaire de grosses sommes d’argent que se partagent pratiquants et promoteurs. Les anciens champions longtemps mythiques, dont « Falang », Mbaye Guèye, Manga 2 (ancien roi des arènes), Mame Gorgui Ndiaye… sont aujourd’hui remplacés par des jeunes qui s’appellent Yékini, Modou Lô, Eumeu Sène, Tapha Tine ou encore Balla Gaye 2. Ce dernier, actuel roi des arènes depuis sa victoire sur Yékini (de son vrai nom Yakhya Diop), en 2012, est par ailleurs le fils d’un ancien seigneur des enceintes, Double Less. Preuve de sa popularité, son prochain combat contre Tapha Tine – prévu en juillet – a été ficelé par le promoteur Aziz Ndiaye pour un montant qui avoisinerait deux cent cinquante millions de francs CFA. Une lutte contre la violence En décembre 2011, la lutte simple (sans frappe) comptait 1 779 licenciés et celle avec frappe 1 254 adhérents, soit 3 033 initiés regroupés dans des écuries dont la grande majorité est concentrée dans la capitale, Dakar. Ce nombre ne fait qu’augmenter d’année en année, et ce n’est pas un hasard si la lutte est aujourd’hui considérée par certains Sénégalais comme une alternative au chômage d’une grande partie de la jeunesse. Cependant, à cause de son développe- ment fulgurant et des intérêts conséquents qu’elle englobe, la lutte connaît depuis quelque temps des perturbations, notamment avec une violence inouïe à chaque combat. Une situation gênante qui a amené en début de saison 2012-2013 Alioune Sarr, le président du Comité national de gestion (CNG) de lutte, à annoncer « des mesures draconiennes » à l’encontre des « faiseurs de troubles ». « Il ne peut pas y avoir de sport dans un milieu violent, déclarait Alioune Sarr. Le sport est une école de vertu et on apprend à gagner avec humilité et à perdre avec beaucoup de dignité. Il faut éviter tout ce qui peut être violence. » Une frénésie qui a fini par donner à la lutte avec frappe une image négative dans une partie de la société sénégalaise. La conséquence la plus palpable de ce désamour est sans doute l’interdiction faite aux lutteurs de s’entraîner dans les établissements scolaires, leurs habituels lieux de préparation. Une mesure prise fn 2012 par le préfet de Dakar. Les bakk pour leçons « Le préfet a bien fait d’expulser ces “contre-modèles” des écoles », soutient un étudiant à l’université Cheikh-Anta- Diop de Dakar. Dans ce temple du savoir, cette mesure préfectorale continue même de faire l’objet d’un débat sur le campus. « Les lutteurs n’ont pas leur place dans les espaces scolaires, reconnaît un autre étudiant, mais ils sont quand même des modèles. » Une position que son camarade a du mal à cautionner : « Nos jeunes frères n’ont plus la tête aux études. Ils maîtrisent mieux les bakk (folklore et exhibition des lutteurs avant chaque combat) que leurs leçons. » Devant tant d’agitation, les principaux acteurs ne peuvent rester muets. Khadim Gadiaga, le secrétaire général des lutteurs en activité, arme : « Pour la jeunesse, il n’y a pas de meilleurs modèles que nous (les lutteurs). Ceux qui veulent anéantir le monde de la lutte sont des aigris et des jaloux, mais surtout des complexés. » Et complexe, ce débat devrait l’être encore pendant un bon bout de temps.

144 AFRICA24 MAGAZINE –

Actu en images

Cheikh Tidiane Niang:  » Je suis très affecté par … »

Published

on

Pensionnaire de la sélection de Fatick Cheikh Tidiane Niang a reçu lundi dernier l’équipe de leewtoo TV;dans cette interview grand format, le poulain de Ambroise Sarr justifie ses contreperformances:  » Je suis un champion et j’adore la lutte. Mais tout le monde a remarqué depuis le début de la saison que je peine à m’imposer. Cela est dû à la disparition de mon frère. Il devait voyager sur Maroc avant d’atterrir en Espagne mais depuis deux mois; la famille n’a plus de ses nouvelles. Et cela ne cesse de hanter mon esprit. On ne sait pas s’il est mort où vivant », fait savoir Cheikh Tidiane Niang. Ndèye Coumba FALL

Continue Reading

Actu en images

Pour battre Big Pato Wouly a un soutien de taille: » je m’entraine avec Sa Thiès »

Published

on

Pour battre son prochain adversaire Big Pato, le 14 avril prochain, le pensionnaire de l’écurie Baol a trouvé un soutien de taille pour venir à bout du lutteur de l’écurie Mbour: « Depuis ma fameuse déclaration, j’ai beaucoup d’appels téléphoniques de certains responsables d’écuries et surtout de lutteurs:  » Pour venir à bout de Big Pato, j’ai reçu un soutient de taille. Le lutteur Sa Thiès a décidé de m’aider. Ainsi il m’apporte son aide lors de mes entrainements », a fait savoir le lutteur Wouly. Ndèye Coumba FALL


Continue Reading

Actu en images

Wouly 1 est clair:  » Big Pato mako meune »

Published

on

Son duel contre le policier lutteur est prévu le 14 avril prochain et le lutteur Wouly 1 que nous avons trouvé dans un restaurant de la place n’est pas allé par le dos de la cuillère pour tancer son prochain adversaire.  » Que Big Pato se défonce comme un commando mais qu’il sache le jour J, dina ko Wouly ». Ndèye Coumba FALL

Continue Reading

Actualites

Copyright © 2018 LEEWTOO PRODUCTION.